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Saint Paul de Vence : chapelle Saint Charles et Saint Claude
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Saint Paul de Vence : chapelle Saint Charles et Saint Claude
Notre-Dame de la Mer . Cagnes sur Mer
Considérations sur le rôle du peintre
Considérations sur le rôle du peintre *

Le rôle du peintre donc. Tout d’abord, déterminer les raisons de peindre, ce qui pousse le peintre à accomplir un acte aussi insipide !

Autant de peintres que de raisons, différentes  et toutes aussi légitimes. Impératifs communs :

Le peintre doit peindre
Pascal : Agenouillez-vous, priez et vous croirez …
Un art de l’habileté : danseur, violoniste et … cycliste ! Presque tout est dans l’en-trai-ne-ment !
Faire pour anoblir l’acte somme toute stupide de peindre, Le Corbusier : « Tous les matins je me réveille dans la peau d’un imbécile et je passe la journée à essayer d’en sortir ». Comparaisons avec la sculpture (images des luttes de Michel-Ange ou de Benvenuto Cellini chez Vasari), avec le dessin…sans parler de la musique !
Faire pour connaitre les cul-de-sac profitables : Foch, 8 sept. 14 « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède. Impossible de me mouvoir. Situation excellente. J’attaque ! »
Faire pour empiler les connaissances, s’enrichir (peu de valeurs auxquelles le peintre peut se référer tout au long de sa carrière) :
Recherche et création du style demandent du temps
Vigny : « Une grande œuvre est une pensée de jeunesse réalisée à l’âge mûr ». Jules Renard : « L’artiste est un homme de talent qui croit toujours qu’il débute ». Donc
Perméabilité / Prédation
1 + 1 = 3
(Jeu de deux influences au profit d’un artiste)

Faire pour faire aujourd’hui une chose qui n’existait pas hier et qui existera demain. Impératif de création, enthousiasme (enthusiasmos : transport divin, de théos :dieu, délire sacré qui saisit l’interprète de la divinité. Créer est un privilège de l’enfance, alors que l’adulte ne fait que gérer le présent. Dieu est un enfant). Combler le vide, nier le rien de la page blanche … Peindre, c’est décider de remplir la page blanche, au sens formel. La nature ignore le rien tout autant que le vide. Enfin

Homo Sapiens / Homo Faber / Homo Laborens (in La condition de l’homme moderne Hannah Arendt)
Le geste du peintre : un geste souvent incertain à l’instant décisif de la création, qui peut naître du hasard et qui mène vers un territoire incertain (terra incognita).


Peintre et société
Ce que la société attend du peintre, la place qu’elle lui assigne.
 Nécessité d’aborder la manière dont a été perçu le rôle du peintre.
Tout d’abord,   la peinture n’est pas un vecteur de contestation sociale comme l’écrit : par exemple le «  j’accuse » de Zola. Tout au plus le reflet des goûts, des aspirations et des craintes d’une société : par exemple les pompiers du XIXe, les nazis et « l’art dégénéré », le Carré noir de Malevitch …
2 périodes :
Avant et après l’invention de la photographie
Avant
Platon (mimèsis, Livre X de la République) / Aristote (La poétique)
599 : Séréno / Grégoire le Grand : Faire la lecture, donner  lire
(Légende dorée de Jacques de Voragine, legenda : chose à lire) par l’image.


Facilité, immédiateté et suprématie de l’image (Dante / Giotto).
Mémoire du fait antérieur dans le mode subjectif de « l’image manuelle » (histoire, religion, mœurs), impact de l’image (par exemple, importance des peintres dans la Contre-réforme).           
Arrivée de la photographie et concurrence avec le peintre qui perd son privilège de « montreur d’images » (avantage de la photographie quant à l’objectivité de principe de l’image).


Après
Le peintre dépossédé de l’exclusivité de l’image doit redéfinir les buts de sa pratique et son territoire social.
 Impressionnisme, pointillisme … donc, peu à peu, détachement de la représentation formelle du sujet en ce qu’elle a de « ressemblant » (cubisme), ou de conforme à son cadre naturel d’utilisation (surréalisme), ou détachement total de la représentation au profit du pur visuel, du concept ou du chromatisme (abstraction).

Quoi qu’il en soit des formes choisies, l’apparition de la photographie a obligé le peintre a introduire une notion nouvelle (qui va devenir fondamentale au regard du spectateur) : l’allusion (Merleau-Ponty, Signes), le réveil de la mémoire.
Le peintre pourvoyeur d’images éveilleuses de mémoire : « Cette science de l’avenir qu’est le passé » George Devereux et « Celui qui s’en tient à l’actuel ne peut pas comprendre l’actuel » Michelet.
Communiquer/Transmettre (aléas de la communication, faiblesse de l’émetteur, défaut du récepteur …) la transmission niveau supérieur de  la communication. Paul Valéry : «Le peintre ne doit pas faire ce qu’il voit mais ce qui sera vu. ».
 D’où : le rôle culturel du peintre (le cortège, par ex.).
La culture a le sommeil léger et la mémoire longue
Connivence avec le spectateur/mémoire commune = transformation du réel en perceptible = allusion = illusion = hommage à la réalité (« Rien n’est inimaginable à l’artiste » Th. Gauthier) = le merveilleux sert de vérifiable comme la parabole instruit (première scène de l’acte III du Songe d’une nuit d’été, la justification du prologue, l’aménagement du sujet pour le rendre intelligible, peut-être pour en faire la vérité transmise …).

Paul Conte
2005/2006/2008

* Synopsis conférence



















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22-07-2017
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